Christian Marnette est psychanalyste, membre de la SFPA et de l’IAAP.
La notion de voyage dans sa triple dimension — intérieure, extérieure, analytique — sera au cœur de cette intervention. Il y sera question de l’importance de l’initiation, de l’expérience de la solitude pour cet être en mutation qui n’est plus vraiment un adolescent et pas encore un adulte. La question du positionnement de l’analyste – le repérage sur lequel s’appuyer- sera également abordée au cours de cette phase de transition où la nécessaire individualisation est au premier plan dans le parcours d’individuation du jeune.
Catherine Fouillet est psychanalyste, membre de la SFPA et de l’IAAP.
À partir d’une expérience clinique, cette intervention interroge la fragilité du désir adolescent dans un monde saturé d’injonctions à la performance, de crises multiples et d’une accélération du temps. Comment accueillir dans l’espace thérapeutique ce qui, en l’adolescent, résiste, bute ou cherche à naître ? À travers le transfert, le thérapeute offre un espace où peut se dire et se sentir la vie désirante. Cette réflexion explore les liens entre intimité, subjectivation et espérance – une espérance entendue non comme attente passive, mais comme confiance dans ce qui peut advenir.
Brigitte Allain-Dupré, Ex membre de la SFPA pendant plus de 30 ans.
Membre du Centro Italiano di Psicologia Analitica, meridionale, et de l’IAAP.
Elle a publié, entre autres, Les souffrances de Pinocchio, PMA et transmission, aux éditions du Martin-Pêcheur.
Aujourd’hui ce sont les petits-enfants qui paramètrent l’iPhone de leur grand-mère!
Sous cette observation banale se cache un renversement radical de la notion de transmission, et donc d’initiation au sein de la famille, de l’école et de la société.
L’emprise violente de la virtualité numérique, doublée de l’intelligence artificielle, sur les psychés adolescentes nous oblige à relire la notion d’imagos parentales qui a été au cœur de l’articulation théorico-clinique de notre pratique thérapeutique.
Et nous, analystes jungiens, comment construire avec nos patients un rapport à l’inconscient quand leurs moi fragiles sont pris dans la fascination séductrice de ces voix qui leur parlent un langage que nous-mêmes ne connaissons pratiquement pas ! Accepter d’être l’analyste nu, c’est se donner les moyens d’aller avec eux, à la rencontre de leurs problématiques d’identité, de genre, à l’entrée dans la vie adulte.

